Pour les familles en deuil

Funérailles-Vivre un deuil

Vous venez de perdre un être cher : il vous faudra d’abord contacter les Pompes Funèbres et de là prendre contact avec le presbytère. Puis le prêtre, avec des laïcs, membres de l’équipe 

funérailles vous rencontreront pour fixer avec vous les modalités de la cérémonie.

« Moi, je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. » (Jn 11, 25-26)

 

Un décès est pour une famille un moment très difficile de l’existence.
La disparition d’un proche est perçue comme un déchirement, elle laisse désemparé et parfois révolté, surtout lorsqu’elle s’accompagne de grandes souffrances ou qu’elle atteint des jeunes. On est souvent conduit à se poser des questions sur le sens de sa propre vie et sur Dieu... Et, en même temps il faut bien organiser les obsèques.

 

Les Equipes Funérailles de la communauté de paroisses

 

Budling : Marie Madeleine GUIRKINGER, Elzange,Inglange : Marie Jeanne NEIERS, Bernadette THILL

Koenigsmacker :,Michele CITTON,  Béatrice SPET,

Oudrenne : Rolande DAP

Contacter le presbytère

Permanences du Secrétariat du presbytère :

20 rue de l’Eglise 57970 KOENIGSMACKER            

(Tel : 03 82 55 01 17)

lundi , jeudi et vendredi : de 17h00 à 18h00    

mardi de 9h30 à 10h30                                 

mercredi et samedi de 10h00 à 11h00

 

     I.        Que faire lors d’un décès ?

La première chose à faire consiste à s’occuper de la toilette mortuaire du défunt. Il faut respecter les dernières volontés de la personne décédée. La famille s’adresse en premier aux pompes funèbres qui se chargent :

d’informer la famille sur  les démarches à effectuer et le coût de celles-ci.

de transporter le corps,

des soins de conservation si la famille le décide,

d’orienter la famille vers l’Eglise à moins qu’elle ne le fasse elle- même. Le défunt a peut-être émis des souhaits, il est important de les respecter. Aurait-il voulu destiner l’offrande à telle ou telle cause humanitaire ? Aurait-il voulu des fleurs ? Aurait-il désiré telle ou telle prière ? Voulait-il une bénédiction à l’église ou une messe ou une bénédiction dans un funérarium ? Respecter les dernières volontés d’un défunt, c’est honorer la personne disparue.

La famille a peut-être elle aussi des souhaits : condoléances, signature de régistres, veillée funéraire, messe ou bénédiction.

Les pompes funèbres fixent ensuite, en accord avec la famille ( si cette dernière veut des funérailles chrétiennes et selon les volontés du défunt) et le curé de la paroisse, le jour et l’heure de la cérémonie.

La famille rencontre ensuite le prêtre et un membre des équipes funérailles. Ces laïcs, « envoyés en mission » par l’Evêque,  après une formation,  pour être en charge des funérailles sont les premiers visages rencontrés par les familles en deuil. Ils accueillent, écoutent, accompagnent les familles, préparent la cérémonie des obsèques souvent dans le cadre d’un travail commun avec le prêtre. Ces laïcs doivent tenir compte des participants, des circonstances du décès, afin de proposer des textes ou des chants adaptés, d’inviter les proches à intervenir, les guider, essayer d’être tolérants sans  pour autant accepter « n’importe quoi ». Cette préparation peut-être l’occasion d’un réveil de la foi devant le mystère de la mort. En absence du prêtre, c’est un diacre ou un laïc qui conduit les obsèques ( souvent dans les villes).

Ce que nous proclamons devant les chrétiens pratiquants, les croyants qui se sont éloignés et ceux qui ont des convictions différentes des nôtres, c’est un message qui vient de plus loin que nous et auquel, nous, chrétiens, nous croyons fermement : l’espérance en la vie éternelle.(témoignage d’un laïc d’une équipe funérailles)

 

 

   II.        Qu’apporte une cérémonie chrétienne ?

Les funérailles ne sont pas un sacrement, mais elles n’en sont pas moins une célébration liturgique de l’Eglise. « Le sens chrétien de la mort est révélé dans la lumière du mystère pascal de la mort et de la résurrection du Christ. » (Catéchisme de l’Eglise Catholique §1681)
 Une cérémonie chrétienne a pour but de prier pour le défunt. Elle permet de se souvenir de lui et de l’accompagner dans le passage de la mort. Elle rappelle la dignité de chaque homme quoi qu’il se soit passé dans sa vie.
 Elle permet à chacun de renouveler son espérance : espérance devant la mort, espérance dans le sens de notre vie ; espérance qui nous est offerte par Jésus-Christ, lui-même passé par la mort, et ressuscité pour que nous soyons vivants. Elle permet ainsi à chacun de réfléchir au sens de l’existence.

L’Eglise propose un rituel qui est source de respect pour le défunt et d’espérance pour les proches. Ce rituel favorise ce cheminement de la vie à la foi pour entrer dans l’espérance. Nous prenons conscience que notre existence ne va pas de la vie vers la mort, mais qu’elle passe par la mort  pour entrer pleinement dans la vie.
 Elle est une occasion de rassembler famille et amis du défunt, parfois une occasion de retrouvailles et même de réconciliation.
 Elle aide à commencer le deuil : accepter de perdre la relation passée avec le défunt pour entrer dans une nouvelle relation. On ne peut plus le voir ni le toucher, pourtant la foi nous révèle qu’une relation se poursuit au-delà de la mort, dans la prière.

 

L’Eglise accompagne les hommes lors des grands passages de leur existence : naissance, adolescence, mariage, maladie  et leur mort. Lorsqu’ils se réunissent pour prier autour d’un défunt, les chrétiens se souviennent que, par le baptême, il est devenu enfant de Dieu et que Dieu ne peut l’abandonner dans la mort. Ils le confient à Dieu,  Père, Fils et Esprit. Ils le font dans la foi en Jésus-Christ mort et ressuscité pour que tout homme ait la vraie vie. Ils manifestent leur espérance que le défunt vive éternellement auprès du Seigneur.

En se rendant proche de l’entourage du défunt, l’Eglise exerce son ministère de compassion et de consolation.  La communauté toute entière saura entourer la famille éprouvée par le deuil en l’accompagnant pendant ces jours douloureux, avant et après la célébration.

 

Une belle parole de Jean-Paul II

La vie comporte plusieurs saisons

Et l’hiver n’est pas la dernière

Parce que la dernière saison sera le printemps

Le printemps de la Résurrection

La vie dans son ensemble ne se limite pas

Aux confins de la terre, il est aussi prévu le ciel.

 

  III.        Préparer la cérémonie

 

La préparation de la cérémonie avec la paroisse est un moment très important pour la famille. Elle permet de parler du défunt, de confier sa douleur, de se sentir soutenu, d’être écouté et aussi d’écouter les différents membres de la famille qui ne vivent pas tous le deuil de la même manière. Au cours de l’entretien, on aborde les points suivants :
la personnalité du défunt et les circonstances de son décès,
la tonalité que l’on veut donner à la célébration, il faut tenir compte de l’assemblée lors des obsèques. On accueille  toute l’assemblée  dans sa diversité (croyants ou non croyants )
le choix des textes qui seront lus, éventuellement des chants,

les intentions de prières pour la prière universelle.

la participation des proches (rite de la lumière, lecture des textes.

Beaucoup de familles souhaitent personnaliser la cérémonie, par exemple ils lisent un poème ou un texte qui était cher au défunt ou ils se recueillent en écoutant un morceau de musique que le défunt aimait (ce texte ou chant devrait parler d’espérance )

Ainsi celui qui célébrera les obsèques apprend-il à connaître le défunt.

 IV.        Le déroulement de la célébration

 

Cette célébration se déroule en quatre temps que ce soit la messe ou une bénédiction c’est-à-dire une célébration sans eucharistie

Entrée de la famille et du cercueil
Habituellement, la famille  entre d’abord dans l’église,  le corps est porté par les porteurs des pompes funèbres.

Temps de l’accueil
Le temps de l’accueil nous réunit autour du défunt, dans notre diversité, pour témoigner de notre amitié et notre attachement à la famille. Un proche de la famille ou un membre de l’équipe funérailles peut retracer l’essentiel de la vie du défunt. Malgré le chagrin, on veillera à garder l’équilibre entre la compassion et l’annonce de l’espérance. Pour le rite de la lumière, des membres de la famille (habituellement) allument les cierges placés autour du cercueil , ils prennent la lumière au cierge pascal : la lumière est le signe du Christ ressuscité, source de notre espérance.

Temps de la Parole
On écoute des lectures tirées de la Bible, lectures souvent lues par la famille, elles nourrissent l’espérance et affirment  notre foi en la vie éternelle.  Le psaume est en principe chanté.  Puis le prêtre lit l’évangile,   commente les lectures, en proposant à chacun l’espérance des chrétiens.

Temps de la prière
Prière Universelle : elle est adressée au Christ, elle est d’abord faite pour le défunt et ses proches. Elle doit aussi aider l’assemblée à s’ouvrir aux intentions de l’Eglise et du monde, aux souffrances et aux espoirs de tous les hommes.
Lorsque l’eucharistie est célébrée, elle intervient à ce moment de la célébration.
On récite la prière du Notre Père, cette prière nous rappelle avec force l’identité sprirituelle des chrétiens et c’est aussi un signe de fraternité.
On récite la prière eucharistique si la messe avec la communion est célébrée pendant les obsèques.

 

Temps de l’adieu

Après nous être rassemblés au nom du Christ ressuscité, après avoir été soutenus par sa parole, après nous être tournés vers Dieu pour le louer et lui rendre grâce, nous sommes invités à lui remettre le défunt que nous aimons. C’est un moment délicat, à forte émotion.  Le dernier adieu est un instant de grande tristesse, mais porté  par une grande espérance : nous espérons revoir l’ami disparu quand Dieu nous réunira tous dans la paix et la joie de son royaume.

 La famille peut à ce moment- là lire un texte ou un poème ; d’autres personnes peuvent également dire au revoir  au défunt  et lui rendre hommage.

Ce temps de l’adieu est rythmé par un certain nombre de rites :
Chant pour le dernier À-Dieu
Encensement : signe de respect pour le défunt, il symbolise notre prière qui monte vers Dieu.
Aspersion d’eau bénite qui rappelle l’eau du baptême.
Geste d’À-Dieu personnel des membres de l’assemblée : les personnes qui le désirent sont invitées à accomplir en procession le geste de l’aspersion ou tout autre geste de respect.
Sortie de l’assistance, du cercueil et de la famille.

   V.             La célébration avec l'urne

La célébration des funérailles autour du corps a toujours été privilégiée. Cependant, lorsque pour de multiples raisons et avec l’autorisation  de l’ordinaire des lieux, la célébration se fait en présence d’une urne cinéraire et non du cercueil, on adaptera  son déroulement et les éléments qui la composent.

  1. VI.             lieu de la sépulture

Il existe aujourd’hui 2 pratiques :

- L’inhumation

Le cimetière est le lieu traditionnel de sépulture. L’Eglise préconise l’inhumation, car c’est la façon dont le Christ a été enseveli. Il y a quelque chose de naturel à laisser le temps faire son œuvre, c’est l’image du grain de blé mourant au creux de la terre pour donner vie  à l’épi.

-  La crémation

Un nombre croissant de familles ont recours aujourd’hui à la crémation pour  des motifs d’hygiène, motifs économiques, mobilité des populations. Les restes des personnes, y compris les cendres doivent être traités avec respect ; depuis la loi du 10 décembre 2008, il est interdit de conserver les urnes à domicile, il faut inhumer l’urne dans une sépulture ou dans un colombarium ou disperser les cendres dans un espace aménagé.

Caractéristiques de cette dernière étape

Cette étape marque pour le défunt  la fin de son chemin, de son pélerinage sur la terre. On se sépare physiquement du défunt. C’est souvent un arrachement. Le défunt s’en va ; pour les vivants, ceux qui accompagnent cette dernière étape, c’est le temps de repartir dans la paix et vers l’espérance. La présence de la communauté chrétienne est une nécessité pastorale. Pour l’inhumation, un membre de l’équipe funérailles accompagne la famille et guide la prière. Pour une crémation, il existe également un temps de rassemblement au crématorium, un temps de prières, gestes d’adieu, remise de l’urne à la famille  de suite ou ultérieurement.

En quittant l’église pour l’inhumation ou l’incinération, nous gardons en notre cœur l’espérance qui nous a rassemblées : le Christ ressuscité, premier-né d’entre les morts, transformera nos corps de chair pour les configurer à la splendeur de son corps de gloire.

 

  1. VII.            Après funérailles

Dans les semaines et mois et annéesqui suivent le décès, il est toujours possible de prier pour un défunt, au cours d’une messe. Nos défunts sont toujours présents.

Notre foi nous assure que les liens demeurent et qu’un échange  d’amour, de prières et de pensées est toujours possible. C’est ce qu’on appelle la communion des saints. Dans « CROIRE » Bernard Sesboué écrit : « La communion des saints caractérise la communion entre les croyants d’ici-bas et les saints du ciel, les uns demeurant solidaires des autres ».

 Le 2 novembre, dans le sillage de la Toussaint, les paroisses se souviennent de tous ceux dont les funérailles ont été célébrées dans l’année écoulée. Une invitation est faite aux familles pour participer à la célébration de l’Eucharistie. Cette occasion  leur permet  de se sentir accompagnées.  La prière atteste alors que, en Dieu, la vie ne finit pas, qu’elle se poursuit transformée.  Ces jours de souvenir sont également marqués par un pèlerinage sur la tombe des défunts : les survivants renouent des liens avec ceux qui les ont précédés et affirment ainsi la nécessité d’un lieu de mémoire.

 

  1. VIII.            Les aides au deuil

 

  • Les lieux d’accueil

Il existe de nombreux lieux qui permettent de cheminer dans la réflexion et la prière autour des questions relatives à la perte d’un être cher. Le sanctuaire de Montligeon y tient une place particulière.

  • Les associations chrétiennes

-Espérance et vie pour les veufs et veuves

-Veufs et résurrection

-Jonathan Pierres vivantes pour les parents ayant perdu un enfant

  • Aide psychologique

Cette aide représente un espace de parole irremplaçable.

ESPERANCE ET VIE

E             comme                Entraide

S             comme                Soutien

P             comme                Présence

E             comme                Ecoute

R             comme                 Réconfort

A             comme                Accueil

N             comme                 Nouvel élan

C             comme                 Compréhension

E             comme                 Echanges

 

E             comme                 Eglise

T             comme                 Transition

 

V             comme                Vie

I              comme                Identité

E             comme                Espérance

 

 On fait tout doucement un nouvel apprentissage de la vie sans la présence physique de l’autre, on poursuit sa route. Il faut savoir que la lumière est là et que le soleil se lèvera demain matin.

Edmond Rostand disait « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière ».

 

 

  1. IX.            Coût de l’enterrement

 

  • à l’église

Les obsèques entrainent certains frais : entretien de l’église, chauffage, éclairage, organiste. Il est normal de régler à la paroisse ces frais. En principe dans notre communauté ces frais sont payés aux pompes funèbres qui transmettent le règlement  à la paroisse. L’offrande pour la messe (13 €) est comprise dans cette somme.  Dans notre diocèse le coût est de 95 € (ordonnance épiscopale du 1ier janvier 2012)

  • Coût moyen de l’enterrement  Pompes Funèbres Générales

Organisation des obsèques,  démarches

De 300 à 500 €

Soins de conservation

De 90 à 400 €

Cercueil

De 930 à 6000 €

Mise en bière

De 93 à 180 €

Convoi, personnalisation du service

De 500 à 1600 €

Inhumation, creusement d’une fosse

De 420 à 690 €

Inhumation, dépose, repose de monument

 De 420 à 640 €

 

 

LE BATEAU QUI S’EN VA… VERS LE CIEL

Une des plus saisissantes images de la mort m’a toujours semblé être celle-ci :

« Un bateau s’en va ; il quitte notre rive

Pour nous qui sommes sur cette rive,

Nous voyons les passagers du bateau qui nous quittent

Et cela nous rend tristes.

Mais pour ceux de l’autre rive, quelle joie !

Car ils les voient arriver.

Et pour ceux qui sont partis, après la tristesse des adieux à ceux qu’ils aiment,

Quel bonheur de découvrir enfin ces horizons infinis…

Horizons infiniment plus beaux que ce qu’ils ont laissé ici sur notre rive !

Et voilà qu’en pensant au bonheur qui les attend,

Nous oublions notre peine.

Et nous nous réjouissons de les savoir bientôt plus heureux qu’ici. »

Notre rive à nous qui pleurons, C’est la Terre.

L’autre rive à laquelle ils appartiennent,

C’est le ciel.

C’est ça la mort.

Il n’y a pas de morts ;

Mais des vivants sur les deux rives.

 

L’Abbé FAVREAUX

Qui est passé sur l’autre rive